Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, a réuni tous les acteurs concernés afin de réorienter le projet des 100 000 logements, lancé depuis 2019. Il s’agira aussi d’identifier les principales difficultés et contraintes et décliner une nouvelle feuille de route, nourrie de l’essence du PROJET.
« Dès lors, il est impératif d’accélérer la réalisation intensive et cohérente des actions phares du projet dans les secteurs du logement, de l’urbanisme et de l’aménagement. Autrement dit, j’invite l’ensemble des acteurs clés ici présents à me proposer une feuille de route opérationnelle sur cinq ans, avec une déclinaison précise à l’horizon 2026 », instruit le Ministre qui ajoute « »Les résultats escomptés n’ont pas été atteints. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette contreperformance, parmi lesquels : une gouvernance inadaptée ; une multiplicité des acteurs souvent rattachés à différents ministères, ce qui pose des problèmes de coordination des actions et de clarification des responsabilités en cas de manquement. Une indisponibilité du foncier de l’État: aucune assiette de l’Etat n’a pu être mobilisé pour le bénéfice du projet, tel que consacré dans les incitations clés du projet. Tous les logements qui ont démarré ont été réalisés sur le foncier des promoteurs publics et privés, à travers des conventions de partenariat. Un financement non aligné avec les ambitions. Le projet des 100 000 logements est un projet social et donc devait mobilisé des ressources en adéquation avec les volumes escomptés mais surtout permettre une baisse des coûts de sortie au profit des populations les moins-nanties »
, a soutenu le Ministre Moussa Balla Fofana.
Boudal NDIATH