Le ministère de l’Éducation nationale a rendu public un communiqué annonçant les résultats du recrutement spécial de 2 000 enseignants, une initiative lancée pour combler le déficit en personnel éducatif à travers le pays. Cette opération s’inscrit dans le cadre du Plan quinquennal 2024-2029, qui prévoit l’intégration de 30 000 enseignants dans le système éducatif national.
L’appel à candidatures, ouvert du 23 janvier au 1er février 2025, a enregistré un engouement massif avec 164 772 postulants, répartis entre l’enseignement préscolaire/élémentaire (125 486) et le moyen/secondaire (39 286). À l’issue du processus de sélection, 2 000 candidats ont été retenus : 1 726 pour le préscolaire/élémentaire et 274 pour le moyen/secondaire.
Ce recrutement visait en priorité les personnels communautaires qualifiés, les détenteurs de diplômes professionnels et pédagogiques, ainsi que les titulaires de diplômes académiques, expérimentés ou non. Une attention particulière a été accordée aux personnes vivant avec un handicap remplissant les critères de sélection.
La procédure rigoureuse de tri a permis d’écarter les dossiers non conformes, notamment en cas d’âge hors critères, de diplômes non pertinents, ou d’expériences professionnelles non vérifiées. En complément, 157 candidats initialement non retenus ont été repêchés pour compléter les quotas suite à un taux élevé d’invalidité de dossiers.
Les enseignants sélectionnés ont reçu leurs ordres de service par SMS, accompagnés de leur affectation précise. La prise de fonction est conditionnée à la signature d’un engagement de dix ans de service, dont cinq dans l’académie d’affectation. Cette disposition vise à stabiliser les effectifs dans les zones concernées.
Le communiqué précise également que 490 enseignants de l’élémentaire/préscolaire ont été réorientés comme chargés de cours dans les collèges et lycées, portant à 770 le nombre total de nouveaux professeurs affectés dans ces établissements, une réponse aux tensions provoquées par le déficit de personnel dans le secondaire.
Ce recrutement spécial vient s’ajouter aux 6 000 postes pourvus par voie de concours en 2024, confirmant ainsi la volonté des autorités de faire de l’éducation une priorité nationale, tout en favorisant l’emploi des jeunes diplômés.
Boudal NDIATH