À l’occasion de la fête du Travail, ce 1er mai, les travailleurs de Dakar Dem Dikk, réunis autour de leur syndicat unique (SUTRA-D3), ont saisi cette journée symbolique pour réitérer leur exigence : la signature sans délai de l’accord d’établissement au sein de l’entreprise publique de transport.
Devant une large assemblée de travailleurs mobilisés pour l’événement, les représentants syndicaux ont dénoncé le retard accusé dans la finalisation du texte, censé encadrer les relations professionnelles, garantir les acquis sociaux et renforcer le dialogue entre la direction et le personnel.
« Nous avons profité de cette journée internationale des travailleurs pour faire entendre notre voix. Trop, c’est trop ! Cet accord est une nécessité pour le respect des droits et la dignité des employés de Dakar Dem Dikk », a déclaré le secrétaire général du SUTRA-D3, sous les applaudissements.
Un appel aux autorités
Face à ce qu’ils qualifient de silence injustifié de la direction, les syndicalistes appellent également les autorités de tutelle à s’impliquer davantage pour débloquer la situation. « Nous interpellons le ministre des Transports terrestres et aériens : qu’il prenne ses responsabilités ! », a lancé un membre du bureau syndical.
L’accord d’établissement, déjà mis en place dans plusieurs structures publiques similaires, est attendu depuis plusieurs années à Dakar Dem Dikk. Sa non-signature alimente régulièrement les tensions sociales au sein de l’entreprise.
Le syndicat n’écarte pas l’éventualité de renforcer la mobilisation dans les jours à venir si aucune avancée concrète n’est enregistrée.
Boudal NDIATH