Longtemps considéré comme une pépite du football français, Malang Sarr semble aujourd’hui prêt à écrire un nouveau chapitre de sa carrière internationale. Le défenseur du RC Lens, formé à l’OGC Nice et passé par Chelsea, a récemment déclaré, dans un entretien accordé au site Taggat, son intention de défendre les couleurs du Sénégal, pays de ses origines.
« Si le Sénégal m’appelle, je serai présent et honoré de répondre à cet appel-là », affirme le joueur de 26 ans, désormais en Ligue 1 après plusieurs saisons à l’étranger. Une prise de position ferme, en contraste avec les hésitations du passé.
Un lien jamais rompu avec le Sénégal
Né à Nice, Malang Sarr a toujours entretenu un lien fort avec le Sénégal. Il le dit lui-même avec émotion :
« Que ce soit ma ville Rufisque, que ce soit le club de Rufisque, Teungueth FC, par exemple… J’ai vraiment une relation particulière avec le Sénégal. J’ai ma famille qui est encore là-bas. Chaque année, j’essaie de leur rendre visite. Ça fait partie de moi, c’est mon socle. Le Sénégal, c’est ma base. »
Élevé dans la culture sénégalaise, l’ancien international U20 français souligne son attachement profond à ses racines :
« J’ai ma culture, mon éducation, tout vient de là. J’en suis reconnaissant. »
Le souvenir d’un rendez-vous manqué
Le nom de Malang Sarr n’est pas nouveau dans les radars de la Fédération sénégalaise. Dès 2018, alors qu’il brillait à l’OGC Nice, des tentatives avaient été faites pour le convaincre. À l’époque, il avait préféré se concentrer sur un avenir en Bleu, une décision qui avait déçu l’ancien sélectionneur Aliou Cissé :
« Malang Sarr est un joueur avec qui j’ai eu à échanger il y a quelques années, mais il n’était pas prêt. Nous n’allons pas courir après des joueurs pour qu’ils viennent en équipe nationale. Jamais ! », avait déclaré Cissé en 2022, non sans agacement.
Une nouvelle page à écrire ?
Aujourd’hui, la donne semble avoir changé. Plus mature, plus expérimenté, Sarr est conscient des exigences du haut niveau :
« La sélection, c’est quelque chose qui se mérite. Il faut aller la chercher, travailler dur. À moi de performer. »
Des échanges ont déjà eu lieu avec la Fédération, confirme-t-il :
« On avait parlé plusieurs fois. J’ai toujours eu une bonne relation avec la sélection et la Fédération. »
Reste à savoir si le nouveau sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, choisira d’activer cette piste. Une chose est sûre : Malang Sarr n’attend qu’un signal. La balle est désormais dans le camp de la Tanière.
Boudal NDIATH