Le 27 mai 2025, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a reçu à Addis-Abeba les ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). L’objectif principal de la rencontre : discuter des perspectives de retour à la gouvernance constitutionnelle dans ces pays dirigés par des régimes militaires depuis plusieurs mois, voire années.
L’Union africaine a réaffirmé son attachement au dialogue et à la coopération avec les États concernés, tout en les invitant à Addis-Abeba pour des consultations approfondies. Cette initiative vise à élaborer une feuille de route concertée et datée, en accord avec les principes constitutionnels et démocratiques de l’UA.
Ce geste d’ouverture intervient après une période de fortes tensions diplomatiques, marquées notamment par le retrait de l’AES de la CEDEAO en juillet 2024. Ce retrait avait été fermement condamné par l’UA, qui y voyait une menace à l’unité continentale. De leur côté, les trois pays du Sahel avaient accusé l’organisation panafricaine de partialité et d’ingérence dans leurs affaires internes.
La rencontre du 27 mai pourrait ainsi marquer un tournant vers l’apaisement et la reconstruction du dialogue institutionnel entre l’UA et les États sahéliens, dans un contexte régional marqué par l’instabilité, les défis sécuritaires et la nécessité de restaurer des institutions démocratiques solides.
Boudal NDIATH