L’Organisation non gouvernementale Horizon sans Frontières (HSF) alerte sur une recrudescence inquiétante de décès violents et inexpliqués parmi les Sénégalais de la diaspora. Dans un document consulté par le journal Enquête, l’ONG recense quinze morts survenues entre janvier et juin 2025, dans des circonstances dramatiques et parfois mystérieuses.
Des drames sur quatre continents
Les cas signalés concernent plusieurs régions du monde, notamment l’Afrique du Nord, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique latine. Les causes des décès vont de meurtres et d’agressions à des violences policières, en passant par des négligences médicales.
Parmi les victimes, le rapport cite Ibou Socé, poignardé à Casablanca ; Saliou Diallo, abattu aux États-Unis ; Ngagne Mbaye, tué par la police à São Paulo ; Baye Ibrahima Diop, retrouvé dans une mare de sang à Bruxelles ; et Hassan Barry, décédé à Sfax après avoir été privé de soins médicaux.
Une dénonciation de l’inaction
HSF qualifie cette situation de « tableau noir » et dénonce l’inaction des autorités sénégalaises, qu’elle juge défaillantes face à la montée de l’insécurité visant leurs ressortissants à l’étranger. L’organisation appelle à des mesures urgentes et concrètes, notamment un meilleur suivi consulaire, une assistance juridique renforcée, et un plaidoyer diplomatique plus ferme pour protéger les Sénégalais établis hors du pays.
Une diaspora vulnérable
Ce nouveau rapport remet en lumière la vulnérabilité croissante des migrants sénégalais, souvent confrontés à des conditions de vie précaires et à un accès limité à la justice ou aux soins. Pour HSF, il est impératif que l’État joue pleinement son rôle de garant de la sécurité de ses citoyens, quelle que soit leur position géographique.
Boudal NDIATH