À 9h53 précises, dans une atmosphère chargée de solennité et d’émotion, le drapeau sénégalais a été hissé au camp Geille de Ouakam. L’hymne national du Sénégal a résonné, remplaçant définitivement la Marseillaise, scellant ainsi la fin d’une présence militaire française ininterrompue de plus de deux siècles sur le sol sénégalais.
Le chef d’État-major général des armées sénégalaises, le général Mbaye Cissé, et le général Pascal Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, ont assisté à cette cérémonie historique. Elle marque officiellement le transfert du camp Geille à l’armée sénégalaise, dernier site occupé par les Éléments français au Sénégal (EFS).
Implanté à la périphérie du centre-ville de Dakar depuis 1920, le camp Geille symbolisait depuis plus d’un siècle la présence militaire française dans la capitale sénégalaise. Sa restitution vient clore un processus amorcé depuis plusieurs mois : celle du camp Maréchal et du camp Saint-Exupéry à Hann le 7 mars, du quartier Contre-Amiral Protêt au Port de Dakar le 15 mai, puis de la station d’émission interarmées de Rufisque et de l’escale aéronautique Henri Lemaître de Diass, le 1er juillet.
Avec cette dernière levée de drapeau tricolore, c’est un pan entier de l’histoire militaire et diplomatique entre la France et le Sénégal qui se referme. Le camp Geille devient désormais un cantonnement de l’armée sénégalaise, symbole d’un nouveau chapitre tourné vers la souveraineté pleine et entière de l’appareil militaire national.
Boudal NDIATH