Un climat de contestation règne dans la commune de Madina Ndiathbé, dans le nord du pays, à la suite d’un choix jugé arbitraire concernant l’implantation d’un plateau sportif dans le cadre du Programme national d’infrastructures sportives de proximité. Alors que la commune figurait parmi les premières bénéficiaires annoncées de ce projet phare du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, de nombreux habitants dénoncent aujourd’hui un déficit de transparence et des soupçons de manœuvres administratives.
Le projet national prévoit la construction de 25 plateaux sportifs multifonctionnels à travers le Sénégal. En tant que chef-lieu de commune et centre administratif, Madina Ndiathbé semblait être le choix naturel pour accueillir une telle infrastructure. Pourtant, en décembre 2024, le maire aurait décidé unilatéralement de déplacer le site d’implantation à Cas-Cas, un autre village de la commune, sans consultation des populations ni débat au sein du conseil municipal.
La décision a été rendue publique à la faveur d’une audience entre un collectif de citoyens de Madina Ndiathbé et l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP). C’est à cette occasion que le collectif a eu accès à une prétendue délibération municipale justifiant le transfert du projet. Après vérification, aucun débat n’aurait eu lieu à la date indiquée d’après le collectif , alimentant les soupçons d’irrégularité voire de falsification.
Face à ce qu’ils considèrent comme un détournement du processus démocratique local, les membres du collectif ont saisi plusieurs institutions, notamment la Primature, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, l’ACBEP, et le gouvernorat de Saint-Louis. Un huissier de justice dépêché sur place a rencontré le maire, des membres de l’administration et plusieurs conseillers municipaux. Selon son rapport, les justifications fournies restent floues et contradictoires.
Pour les habitants, le débat dépasse largement la question du lieu d’implantation. Il s’agit avant tout de défendre la transparence, l’équité territoriale et le respect des procédures administratives. Le collectif exige du maire des éclaircissements sur la tenue de la délibération : quand a-t-elle eu lieu ? Qui y a participé ? Quels en sont les motifs concrets ?
En attendant, le collectif prévoit de poursuivre ses démarches auprès d’autres autorités étatiques dès la semaine prochaine, déterminé à faire toute la lumière sur ce qu’ils qualifient déjà de « scandale municipal ».
Boudal NDIATH
Merci Boudal, le combat est entamé soyons déterminés et ne lâchons pas. En tout vous avez épuisé les pistes néanmoins nous avec vous. Nous vaincrons inchallah.