Ce qui semblait être une simple perquisition domiciliaire a révélé l’existence d’un centre de chantage numérique soigneusement organisé. Les agents de la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), en intervenant au domicile de Kocc Barma à Ngor, sont tombés sur un arsenal technologique impressionnant, utilisé dans un vaste réseau de sextorsion et de fraude numérique.
Des preuves accablantes sur son MacBook
Selon les informations de Libération, les enquêteurs ont mis la main sur un MacBook Pro 13 pouces contenant 9 000 fichiers méticuleusement classés. Parmi eux, un dossier intitulé « Paid no to publish » recense les identités et les montants versés par des victimes pour empêcher la diffusion de leurs sextapes. Certaines ont payé jusqu’à 2 millions de FCFA, voire 9 668 euros, pour préserver leur intimité.
Des milliers de vidéos compromettantes en réserve
Autre découverte glaçante : le fichier « Newgirl », contenant 4 191 vidéos et photos à caractère sexuel, laissant penser à des cibles potentielles. Un autre dossier nommé « Nouveau dossier 4 » regroupe 147 contenus jugés hautement explicites. Le tout témoigne d’une collecte systématique de contenus intimes, en vue de pressions futures.
Une organisation quasi-militaire
Au-delà des contenus numériques, les policiers ont saisi un brouilleur de signal installé dans son bureau, manifestement utilisé pour empêcher toute écoute ou interception. À cela s’ajoutent des documents falsifiés : une fausse plaque de police et plusieurs carnets de vaccination truqués, suggérant une activité d’usurpation bien rodée.
Une base opérationnelle déguisée en maison
Loin d’être un simple lieu de résidence, le domicile de Kocc Barma à Ngor était en réalité le QG d’un réseau de chantage numérique à grande échelle. Le niveau d’équipement et le souci de dissimulation laissent entrevoir une activité criminelle menée avec préméditation, organisation et une méfiance constante.
L’enquête se poursuit, et d’autres implications ne sont pas à exclure, tant le matériel saisi semble riche en informations compromettantes.
Boudal NDIATH