Le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans sa volonté de moraliser la vie publique. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi, l’exécutif a adopté plusieurs projets de loi majeurs, dont celui portant sur la création de l’Office national de lutte contre la corruption.
Cette nouvelle entité sera chargée de prévenir, détecter et réprimer les actes de corruption, dans un contexte de forte attente citoyenne en matière de gouvernance et de gestion rigoureuse des finances publiques.
Le Conseil des ministres a également validé un projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, un mécanisme destiné à renforcer la transparence dans l’exercice des fonctions publiques. Ce texte, selon les autorités, vise à généraliser cette exigence à l’ensemble des personnes exerçant des responsabilités publiques.
Un autre projet de loi adopté concerne le statut et la protection des lanceurs d’alerte, garantissant un cadre juridique à ceux qui dénoncent des faits répréhensibles dans l’intérêt public. Dans le même élan, un texte sur l’accès à l’information a été validé, afin de renforcer le droit des citoyens à être informés sur l’action publique et de promouvoir la transparence administrative.
Par ailleurs, le plan de redressement économique du Premier ministre Ousmane Sonko sera présenté ce vendredi. Ce plan s’inscrit dans la stratégie globale de redressement et de réforme annoncée dès le début du mandat du nouveau gouvernement.
En avril dernier, lors d’une séance à l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait déjà évoqué ces réformes, affirmant que « la déclaration de patrimoine doit être généralisée » et que « chaque citoyen a droit à l’information lui permettant de savoir ce que font le Premier ministre, les ministres et les directeurs ».
Ces mesures traduisent l’engagement des nouvelles autorités à bâtir un État plus transparent, plus responsable et plus proche des citoyens.