Le Sénégal affronte le Soudan ce vendredi à 15h à Kampala, en match de classement pour la troisième place du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2025. Une rencontre aux allures de revanche entre deux formations qui, après avoir échoué aux portes de la finale, entendent bien conclure leur parcours sur une note positive.
Effacer la déception, ramener une médaille
Pour les Lions locaux, champions en titre, l’objectif est limpide : tourner la page de la désillusion vécue en demi-finale face au Maroc (1-1, 5-3 tab) et revenir à Dakar avec une médaille de bronze. Un lot de consolation, certes, mais loin d’être négligeable pour une équipe qui portait l’ambition d’un doublé après son sacre en 2022 en Algérie.
« L’objectif, c’est de se battre pour gagner cette médaille. Pour cela, il faut être motivé. Aujourd’hui, les garçons sont motivés pour prendre cette troisième place », a affirmé Souleymane Diallo, sélectionneur du Sénégal, déterminé à remobiliser ses troupes.
Un Soudan valeureux et revanchard
En face, le Soudan n’a pas dit son dernier mot. Sortis en demi-finale par Madagascar, les Faucons de Jediane ont impressionné par leur solidarité et leur combativité, malgré le contexte politique et social difficile dans leur pays. Menés par Kwesi Appiah, ils souhaitent offrir à leur peuple une médaille, symbole d’espoir et de résilience.
Ce duel entre Lions et Faucons a déjà eu lieu en phase de groupes, et s’était soldé par un match nul et vierge (0-0). Cette fois, il faudra un vainqueur, et l’enjeu est bien plus élevé.
L’histoire comme motivation
Ce match pour la 3e place résonne aussi comme un devoir de mémoire pour les Lions, qui se souviennent amèrement de leur échec en 2009, lorsqu’ils avaient perdu la petite finale contre le Congo (2-1). Une autre médaille dans cette édition serait une deuxième consécration en quatre participations, preuve de la régularité de cette génération.
« Même si on voulait le titre, il reste un match qu’on veut jouer et gagner. C’est important pour nous d’amener cette médaille chez nous », a insisté Souleymane Diallo, conscient de la portée symbolique de cette rencontre.
Boudal NDIATH