Le deuxième Sommet africain sur le climat s’est ouvert ce lundi dans la capitale éthiopienne, en présence de 45 chefs d’État et de gouvernement venus de tout le continent. Une mobilisation d’envergure qui traduit l’importance croissante des enjeux climatiques pour l’Afrique, continent particulièrement exposé aux effets du dérèglement climatique.
Placée sous le thème : « Accélérer les solutions climatiques mondiales : financer le développement résilient et vert de l’Afrique », la rencontre se déroule jusqu’au 10 septembre, avec un agenda ambitieux : transition énergétique, innovation technologique, adaptation et résilience, financement climatique et infrastructures vertes.
L’objectif affiché de ce sommet est clair : renforcer une position africaine commune à quelques mois de la prochaine Conférence mondiale sur le climat (COP), prévue en décembre. Le continent entend ainsi faire entendre sa voix dans les négociations internationales, en plaidant notamment pour un accès équitable aux financements climatiques, un soutien accru à l’adaptation et une reconnaissance des efforts locaux en matière de développement durable.
Selon plusieurs experts présents à Addis-Abeba, le sommet pourrait également servir de cadre pour lancer de nouveaux partenariats Sud-Sud, encourager les investissements verts et promouvoir une diplomatie climatique africaine plus proactive.
Les regards sont désormais tournés vers les conclusions de cette rencontre, qui pourraient poser les jalons d’une nouvelle dynamique continentale, à l’heure où l’Afrique, loin d’être seulement victime du changement climatique, veut aussi être porteuse de solutions.
Boudal NDIATH