Le Portugal s’apprête à franchir une étape diplomatique majeure en annonçant ce dimanche 21 septembre la reconnaissance officielle de l’État de Palestine, a déclaré vendredi soir le ministère portugais des Affaires étrangères.
« Le ministère des Affaires étrangères confirme que le Portugal reconnaîtra l’État de Palestine (…). La déclaration officielle de reconnaissance aura lieu dimanche 21 septembre », indique un communiqué publié sur le site officiel du ministère.
Un geste fort à la veille de l’Assemblée générale de l’ONU
Cette reconnaissance interviendra à la veille de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvrira à New York. Lisbonne entend ainsi marquer sa position sur un dossier devenu particulièrement sensible, alors que les tensions restent vives au Proche-Orient.
Une décision mûrie dans un contexte préoccupant
Déjà en juillet dernier, le gouvernement portugais avait exprimé son intention de reconnaître l’État palestinien. Il avait alors évoqué des contacts diplomatiques multiples avec ses partenaires, et justifié sa décision par « l’évolution extrêmement préoccupante du conflit, tant sur le plan humanitaire que par les références répétées à une possible annexion de territoires palestiniens » par Israël.
Un mouvement coordonné avec d’autres États
Le Portugal ne sera pas isolé dans cette démarche. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, un sommet international consacré à la solution à deux États sera co-présidé lundi à New York par la France et l’Arabie saoudite.
Selon la présidence française, neuf autres pays devraient également reconnaître officiellement l’État palestinien à cette occasion. Il s’agit de :
- Andorre
- Australie
- Belgique
- Canada
- Luxembourg
- Malte
- Royaume-Uni
- Saint-Marin
- France
Vers un nouvel élan diplomatique pour la Palestine ?
Avec cette reconnaissance collective attendue, les soutiens internationaux à l’État palestinien semblent s’élargir, en pleine relance du débat sur la solution à deux États. Une dynamique diplomatique qui pourrait remettre la question palestinienne au cœur de l’agenda international, après des mois de drames humanitaires et d’impasses politiques.
Boudal NDIATH