Dans un communiqué publié ce 9 octobre 2025 à Paris, l’Union internationale de la presse francophone (UPF) s’insurge contre l’émission d’un mandat d’arrêt international visant le journaliste sénégalais Madiambal Diagne, président honoraire de l’organisation. L’UPF évoque une volonté manifeste de museler une voix libre, en violation des principes fondamentaux de la liberté d’expression.
Une inquiétude grandissante au sein de la presse francophone
L’Union internationale de la presse francophone ne cache pas son inquiétude face à ce qu’elle qualifie de dérive inquiétante des autorités sénégalaises. L’organisation estime que le mandat d’arrêt émis contre Madiambal Diagne s’inscrit dans une série d’actes hostiles visant à affaiblir, voire faire taire, l’ancien directeur du journal Le Quotidien.
Selon l’UPF, cette procédure judiciaire n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans un contexte marqué depuis plusieurs mois par des pressions soutenues, des intimidations répétées et des poursuites judiciaires à l’encontre du journaliste. Une situation que l’organisation assimile à une persécution ciblée contre une figure emblématique de la presse indépendante au Sénégal.
Un signal grave pour la liberté d’expression
L’organisation internationale considère que cette décision constitue une atteinte directe à la liberté de la presse, un principe fondamental dans toute démocratie. Elle déplore un climat de plus en plus délétère pour les journalistes sénégalais, et alerte sur les risques d’un précédent dangereux.
« Il s’agit d’une tentative manifeste de réduire au silence une voix critique et indépendante, en totale contradiction avec les engagements internationaux du Sénégal », souligne le communiqué diffusé depuis Paris.
Appel à la mobilisation des défenseurs de la liberté de la presse
Dans sa déclaration, l’UPF demande aux autorités sénégalaises de garantir un traitement juste et équitable de cette affaire. Elle appelle également les organisations internationales, les ONG de défense des droits humains, ainsi que l’ensemble des acteurs engagés pour la liberté d’expression, à rester vigilants et mobilisés.
L’organisation rappelle que la liberté de la presse ne saurait être compromise par des considérations politiques ou personnelles. Elle insiste sur le rôle crucial des journalistes dans le renforcement de l’État de droit, de la démocratie et de la transparence publique.
Boudal NDIATH