Depuis la mise en application, le 20 octobre dernier, d’une nouvelle note de service, les conditions de visite à la prison de Rebeuss se sont considérablement durcies. Selon Les Échos, le directeur de l’établissement pénitentiaire a introduit un système de badges numérotés destiné à mieux gérer le flux des visiteurs. Mais cette réforme administrative a rapidement tourné à la polémique, provoquant une vague de mécontentement parmi les proches des détenus.
La note de service, dont Les Échos cite des extraits, précise :
« Dorénavant, dans un souci d’assurer un service public pénitentiaire de qualité, le déroulement des visites est réorganisé ainsi qu’il suit : un numéro d’ordre est attribué à tout visiteur aussitôt qu’il dépose son permis de visite ; aucun numéro d’ordre ne peut être remis à un visiteur sans sa présence physique et muni de sa pièce d’identification. »
Le texte ajoute que :
« Tout visiteur qui rate sa série ou son numéro d’ordre ne peut être pris en compte qu’à la fin des séries du matin s’il s’était présenté le matin, ou à la fin des séries de l’après-midi s’il s’était présenté dans l’après-midi. »
Si l’objectif affiché est de fluidifier la gestion des visites et d’instaurer plus de rigueur dans un environnement souvent saturé, la réalité sur le terrain semble bien différente. Les familles de détenus dénoncent des files d’attente interminables, des conditions éprouvantes, notamment pour les personnes âgées ou celles venues de loin, qui doivent attendre leur tour sans aucun traitement prioritaire.
Résultat : ce qui devait améliorer le service public pénitentiaire a, selon plusieurs témoignages, ralenti le processus. Le nombre de visiteurs quotidiens serait passé de près de 900 à moins de 400, rapporte Les Échos. Une baisse drastique qui témoigne du désarroi des familles et de l’inefficacité apparente de ce nouveau dispositif.