L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a été au centre d’un véritable coup de théâtre judiciaire, que le quotidien Le Quotidien n’a pas hésité à qualifier d’« abracadabresque ».
Convoqué puis placé en garde à vue à la Section de recherches (SR) de Colobane, l’ancien membre du gouvernement faisait face à de lourdes accusations : trouble à l’ordre public et appel à l’insurrection, sur la base du très controversé article 80 du Code pénal sénégalais. Ces poursuites faisaient suite à ses propos tenus lors de la marche organisée pour réclamer la libération du député Farba Ngom.
Mais contre toute attente, la situation a connu un revirement inattendu dans la nuit. Sur instruction directe du parquet, Pape Malick Ndour a été libéré sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Selon Le Quotidien, la décision d’abandonner les poursuites aurait été prise au plus haut sommet de l’État, mettant fin à une affaire qui avait déjà suscité de vives réactions dans la sphère politique.
Ainsi, ce qui devait être une procédure judiciaire ordinaire s’est mué en un épisode politico-judiciaire aux allures de feuilleton, révélant, une fois de plus, les zones d’ombre entre la justice et le pouvoir exécutif dans la gestion de certains dossiers sensibles.
Boudal NDIATH