La bibliothèque centrale de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) célèbre cette année ses 60 ans d’existence. Fondée en 1965 sous l’impulsion du président Léopold Sédar Senghor, cette institution emblématique s’apprête à vivre un mois de festivités placé sous le signe de la mémoire, du savoir et de l’innovation. L’annonce a été faite par Mame Samba Ba, président du comité d’organisation, lors de l’émission « Soir d’infos » du 19 novembre 2025 sur TFM.
Véritable pilier académique, la bibliothèque s’est imposée au fil des décennies comme l’un des espaces documentaires les plus importants du continent. Elle abrite aujourd’hui des manuscrits rares et un patrimoine de plusieurs siècles, faisant d’elle le « cœur battant » de l’UCAD. « Chaque jour, entre 5 000 et 6 000 étudiants y accèdent. La bibliothèque demeure un acteur central de la production de savoir, en phase avec les évolutions technologiques et l’essor de l’intelligence artificielle », souligne Mame Samba Ba.
Pour commémorer ce jubilé, un riche programme a été élaboré : un colloque international prévu du 15 au 17 avril 2026, des expositions photographiques retraçant les grandes étapes de l’institution, des journées portes ouvertes, une randonnée, des consultations médicales gratuites, ainsi que des concours de dictée. Un hommage particulier sera également rendu aux anciens responsables, notamment à la seule femme ayant dirigé la bibliothèque.
L’équipe actuelle invite les anciens étudiants, les alumni et les partenaires universitaires à prendre part à cet anniversaire dédié à la valorisation de ce « joyau du patrimoine documentaire africain et sénégalais ». En 2024, la bibliothèque a enregistré plus de 1,3 million d’entrées, preuve de son dynamisme et de son rôle incontournable au sein du campus.
À l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle, la bibliothèque centrale ambitionne de renforcer son statut de phare du savoir. « Notre objectif est de faire de Dakar un pôle d’intelligence collective capable d’intégrer les nouveaux outils technologiques au service de la recherche et de la formation », affirme Mame Samba Ba.
Boudal NDIATH