Présent à Washington pour assister au tirage au sort de la Coupe du Monde 2026, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a livré ses premières impressions après avoir découvert les futurs adversaires des Lions. Le Sénégal évoluera dans un groupe relevé aux côtés de la France, de la Norvège et d’un barragiste encore à déterminer. Un défi de taille que le technicien sénégalais assume pleinement.
Conscient du niveau de la compétition, Pape Thiaw rappelle d’emblée la légitimité du Sénégal parmi les grandes nations du football mondial. « Ce n’est pas facile, mais nous, on est là », souligne-t-il, évoquant la présence des Lions dans le chapeau 2 comme une conséquence du travail et de la constance du football sénégalais ces dernières années.
Pour le sélectionneur, une Coupe du Monde ne laisse aucune place au calcul : « Dans une compétition comme celle-là, si on veut aller loin, il faut battre les grandes équipes. » Et le Sénégal devra justement se mesurer à des adversaires de haut calibre. En tête, la France, sacrée championne du monde en 2018 et finaliste en 2022, reste l’une des sélections les plus redoutées du tournoi. À cela s’ajoute une Norvège impressionnante, qui a dominé ses matchs de préparation et ses qualifications, portée par une génération émergente et ambitieuse. « La Norvège a survolé les matchs de préparation et les qualifications. C’est sûr que c’est un groupe difficile », admet Pape Thiaw.
Mais l’ancien international refuse de se laisser impressionner. « Nous aussi, on avait un groupe compliqué pour se qualifier. On l’a fait », rappelle-t-il avec assurance.
Avant de plonger dans la préparation spécifique du Mondial, Pape Thiaw insiste sur la nécessité de réussir la Coupe d’Afrique des Nations, prochaine étape cruciale pour installer une dynamique positive. « On va bien préparer la CAN et après, on se concentrera sur la Coupe du Monde », assure-t-il.
Ce tirage résonne enfin comme un symbole fort : les retrouvailles avec la France, vingt-quatre ans après l’exploit historique de Séoul en 2002. Une victoire gravée dans la mémoire collective, que Pape Thiaw a vécue de l’intérieur. « Vingt-quatre ans après, rejouer contre la France, c’est quelque chose », confie-t-il, visiblement touché par ce clin d’œil de l’histoire.