Dans un entretien accordé à L’Observateur, René Girard, ancien sélectionneur adjoint de l’équipe de France lors du Mondial 2002, a livré son analyse du tirage au sort de la Coupe du monde 2026. Placée dans l’un des groupes les plus relevés du tournoi, la France devra affronter le Sénégal, la Norvège et le vainqueur du barrage intercontinental réunissant l’Irak, la Bolivie et le Suriname. Un groupe immédiatement qualifié de « groupe de la mort ».
Pour Girard, retrouver le Sénégal renvoie inévitablement à la défaite inaugurale de Séoul en 2002, un souvenir encore vif dans les mémoires françaises. « De mauvais souvenirs… Il y a danger pour la France », confie l’ancien adjoint de Roger Lemerre. Il estime que cette affiche reste symboliquement forte et chargée d’une dimension émotionnelle particulière.
Un Sénégal plus redoutable que jamais
René Girard prévient que l’équipe sénégalaise représente un défi majeur pour les Bleus. De nombreux Lions de la Téranga évoluent dans le championnat français, un élément qui rend la confrontation encore plus serrée. « Ils nous connaissent, mais je pense qu’on les connaît bien aussi. Il faudra être très vigilant », insiste-t-il.
Selon lui, ce match exigera une intensité physique et mentale de très haut niveau. L’ancien entraîneur rappelle par ailleurs le contexte difficile de 2002, lorsque la blessure de Zinédine Zidane lors d’un match amical avait déstabilisé l’équipe de France, offrant un avantage psychologique au Sénégal.
La Norvège, un adversaire à ne pas négliger
Au-delà du Sénégal, René Girard alerte également sur le danger que représente la Norvège. Il voit en cette sélection un collectif discipliné, efficace et difficile à manœuvrer. « Plus complète pour nous embêter », juge-t-il. Le technicien souligne la rigueur tactique, la solidité et la préparation physique des Scandinaves, des atouts susceptibles de poser de sérieux problèmes aux hommes de Didier Deschamps.
Un quatrième adversaire mystérieux
Le dernier ticket du groupe sera attribué au vainqueur d’un barrage intercontinental entre l’Irak, la Bolivie et le Suriname. Une incertitude que René Girard considère elle-même comme un défi. Face à une équipe moins connue, la préparation sera plus complexe. « Il faudra être fort mentalement pour aborder cette Coupe du monde », conclut-il.
Avec un groupe exigeant, des adversaires déterminés et un passé qui refait surface, la France sait déjà qu’elle n’aura aucun droit à l’erreur lors de cette Coupe du monde 2026 qui s’annonce palpitante.
Boudal NDIATH