Selon le quotidien Libération, cette décision fragilise encore davantage les prétentions d’Ascot, qui réclame des créances présentées comme datant de 2004. Des dettes que l’homme d’affaires a toujours qualifiées de « fictives », rappelant avoir réglé l’intégralité des factures de riz par le biais d’un compte séquestre ouvert à la BICIS.
Sur la base d’une sentence arbitrale rendue à Paris en février dernier, Ascot avait engagé, au Sénégal, une procédure d’exécution forcée. Celle-ci avait conduit, le 14 novembre, à une saisie-attribution de plus de 7 milliards de francs CFA au détriment de Bocar Samba Dièye.
Mais, dans une décision rendue le 22 décembre, le tribunal de Dakar a annulé l’ordonnance qui servait de fondement à ces saisies. Un revers majeur pour la multinationale, d’autant que la justice sénégalaise avait déjà établi, dans un précédent épisode du dossier, qu’Ascot devait en réalité près de 800 millions de francs CFA à Bocar Samba Dièye.
Fort de cette annulation, l’opérateur économique poursuit désormais son action devant le Tribunal de commerce afin d’obtenir la mainlevée définitive des saisies et clore ce feuilleton judiciaire.
Boudal NDIATH