Invité récemment dans l’émission Le Studio des Légendes sur Europe 1, Souleymane Diawara a ouvert la parenthèse des souvenirs. L’ancien défenseur des Girondins de Bordeaux a évoqué, avec lucidité et émotion, ce que représentent pour lui les grandes compétitions africaines, et surtout la Coupe d’Afrique des Nations.
S’il a connu les sommets en club et porté à de nombreuses reprises le maillot des Lions du Sénégal, Diawara garde en travers de la gorge un regret de carrière : ne jamais avoir soulevé le trophée continental, ni participé à une Coupe du monde. Un manque qu’il évoque sans amertume, préférant retenir l’intensité de l’aventure humaine et sportive vécue en sélection.
Pour l’ancien capitaine, la CAN reste l’épreuve reine du continent, l’étalon ultime de la performance africaine. À ses yeux, seule la Coupe du monde se situe au-dessus dans la hiérarchie des compétitions. Un respect intact pour un tournoi qui l’a marqué durablement, malgré l’absence de consécration au bout du chemin.
Diawara dresse aussi un regard comparatif entre les CAN d’hier et celles d’aujourd’hui. Il souligne l’évolution spectaculaire des infrastructures, prenant l’exemple des stades modernes récemment vus en Côte d’Ivoire. À l’époque de ses participations, confie-t-il, les conditions de jeu n’étaient pas toujours idéales, à l’exception de la Coupe d’Afrique des Nations 2004 disputée en Tunisie, dont il garde un souvenir particulier, notamment pour la qualité des pelouses et le confort de jeu.
Avec le recul, Souleymane Diawara retient surtout la dimension émotionnelle de ces campagnes africaines : la ferveur, la pression, la fierté de représenter son pays. Autant de moments qui, malgré l’absence de titres majeurs, ont forgé une carrière et laissé une empreinte durable dans l’histoire des Lions.
Boudal NDIATH