La situation est alarmante au sein du football libyen. À quelques semaines de la trêve internationale de mars, la Fédération libyenne de football traverse une grave crise financière qui impacte directement son sélectionneur, Aliou Cissé, ainsi que l’ensemble de son staff technique.
En poste depuis mars 2025 avec un contrat courant jusqu’en 2027, le technicien sénégalais avait été recruté pour relancer une sélection en perte de repères après plusieurs campagnes décevantes. Mais aujourd’hui, c’est davantage la question salariale que le terrain qui fait l’actualité.
Selon le président de la fédération, Abdulmola Al-Maghribi, Cissé et ses collaborateurs n’ont pas été rémunérés depuis huit mois. Son salaire mensuel, estimé à 80 000 dollars, n’aurait été payé que partiellement grâce à des fonds publics débloqués l’an dernier, couvrant seulement six mois de traitement. Depuis, l’instance peine à mobiliser les ressources nécessaires pour honorer ses engagements.
La tension est montée d’un cran lorsqu’un entraîneur adjoint – dont l’identité n’a pas été révélée – a introduit une plainte officielle pour obtenir le paiement de ses arriérés, avec la menace de porter l’affaire devant la FIFA. La fédération a réussi à régler cette réclamation spécifique grâce à des moyens limités, mais reste toujours redevable envers le sélectionneur principal et le reste du staff.
Cette instabilité financière jette une ombre sur la préparation des prochaines échéances internationales et pose la question de la continuité du projet confié à Aliou Cissé, censé incarner le renouveau du football libyen.