La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc (1-0) continue de faire des vagues, bien au-delà du terrain. En ligne de mire : le rapport de l’arbitre congolais Jean-Jacques Ngambo Ndala, devenu une pièce centrale dans la bataille juridique engagée devant le Tribunal arbitral du sport.
D’après les révélations du quotidien Le Monde, ce document officiel décrit un incident intervenu dans les dernières minutes du match, précisément à la 97e minute. L’arbitre y mentionne une interruption temporaire du jeu, avant une reprise effective après environ douze minutes.
Un détail loin d’être anodin : le rapport ne fait état ni d’un arrêt définitif de la rencontre, ni d’un quelconque forfait. Au contraire, il valide implicitement la fin du match et, par conséquent, la victoire acquise par le Sénégal sur le terrain.
Mais contre toute attente, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football n’a pas fondé sa décision sur ce rapport. L’instance continentale a préféré s’appuyer sur les dispositions réglementaires, notamment l’article 82, pour attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert — une décision qui suscite de vives contestations.
Ce décalage entre les faits consignés par l’arbitre et la décision administrative alimente aujourd’hui le contentieux. Dans ce contexte, le TAS apparaît comme l’ultime arbitre d’un dossier aussi sensible que symbolique.
Au-delà du verdict attendu, cette affaire pose une question de fond : jusqu’où les instances peuvent-elles s’écarter du déroulé réel d’un match pour appliquer strictement les règlements ? Une interrogation qui dépasse le cadre de cette finale et pourrait faire jurisprudence dans le football africain.
Boudal NDIATH