Élu à la tête de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133 votants, dans un contexte marqué par le boycott d’une partie de l’opposition, Ousmane Sonko a livré un discours mêlant appel au rassemblement et messages politiques appuyés.
Un hommage au nouveau Premier ministre
Dès l’entame de son allocution, le nouveau président de l’institution parlementaire a adressé ses félicitations au nouveau Premier ministre Ahmadou Al Amine Lo.
Ousmane Sonko a rappelé les relations de travail qu’ils ont entretenues lorsqu’il occupait lui-même les fonctions de chef du gouvernement. Il a notamment mis en avant leur collaboration autour de la mise en œuvre des référentiels stratégiques de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ».
Des critiques sur la formation du gouvernement
Le ton du discours a toutefois changé lorsque le leader de Pastef a évoqué la composition du nouveau gouvernement.
Il a regretté que son parti n’ait pas été associé aux concertations ayant précédé la formation de la nouvelle équipe gouvernementale, dénonçant ce qu’il considère comme une mise à l’écart politique de sa formation.
Dans une déclaration qui a fortement retenu l’attention des députés présents, il a affirmé : « On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef », une phrase interprétée comme un message direct adressé à l’exécutif.
Un appel au dialogue malgré les divergences
Malgré ses critiques, le président de l’Assemblée nationale a plaidé pour un climat institutionnel apaisé et constructif.
Tout en évoquant ce qu’il qualifie de « faux départ », Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’ouvrir un dialogue autour des grandes priorités nationales, notamment les questions économiques, la justice, le pouvoir d’achat des populations ainsi que les réformes structurelles attendues dans le pays.
Boudal NDIATH