Le Sénégal entend franchir une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures routières. L’ambition affichée par les autorités est de bâtir, progressivement, un vaste réseau autoroutier interconnecté reliant les principales régions du pays.
Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, le directeur général des Autoroutes du Sénégal (ADS), Dr Ibrahima Sall, a présenté les grandes lignes de cette stratégie, qui devrait permettre de renforcer la mobilité des personnes et des marchandises tout en contribuant au désenclavement de plusieurs zones du territoire.
Parmi les projets structurants figure l’autoroute reliant Mbour, Fatick et Kaolack. Selon Ibrahima Sall, cette infrastructure revêt une importance particulière pour le développement du centre du pays.
« Cette infrastructure est particulièrement importante parce qu’elle va contribuer au désenclavement de toute la zone centre. Elle va améliorer considérablement la mobilité des personnes et des marchandises entre Mbour, Fatick et Kaolack, mais également au-delà de Kaolack », explique-t-il.
À cette infrastructure s’ajoute l’autoroute Dakar-Saint-Louis, actuellement en chantier. Ces différents projets devraient permettre au Sénégal d’augmenter sensiblement son linéaire autoroutier au cours des prochaines années.
« Si nous additionnons les différents projets en cours, nous allons progressivement nous retrouver avec plus de 520 kilomètres d’autoroutes en exploitation », annonce le directeur général des ADS.
Mais l’ambition ne s’arrête pas aux axes actuellement en construction. L’objectif affiché est de mettre en place un réseau cohérent permettant de relier progressivement les différentes parties du pays.
« L’objectif est justement de ne pas construire des autoroutes isolées, mais de créer progressivement un véritable réseau interconnecté », souligne Ibrahima Sall.
Dans cette perspective, plusieurs prolongements sont envisagés vers l’est, le sud et le nord du Sénégal. Les villes et régions de Tambacounda, Kolda, Ziguinchor et Matam figurent notamment parmi les futures destinations évoquées.
À terme, cette stratégie pourrait porter le réseau autoroutier sénégalais à près de 3 000 kilomètres.
« Avec les prolongements vers Tambacounda, Kolda, Ziguinchor et Matam, nous pourrions nous rapprocher de 3 000 kilomètres d’autoroutes », révèle le DG des ADS.
Au-delà de la modernisation du réseau routier, cette vision entend ainsi accompagner l’intégration économique et territoriale du Sénégal. La mise en connexion des grands pôles urbains et économiques devrait faciliter les échanges, réduire les temps de déplacement et renforcer l’accès aux différents marchés nationaux.
Le développement de ce réseau autoroutier constitue ainsi l’un des leviers envisagés pour améliorer la mobilité et soutenir le désenclavement des territoires, avec l’ambition de faire des infrastructures routières un outil majeur de développement économique et d’aménagement du territoire.