Les députés ont franchi une nouvelle étape dans l’encadrement de la prise en charge sanitaire des personnes détenues. Réunis en séance plénière ce mercredi 30 septembre, ils ont adopté à la majorité la proposition de loi n°39/2026 consacrée à la santé en milieu carcéral.
Le texte est porté par les députés Khady Sarr, Anta Dia, Cheikh Faye et Mamadou Lamine Diaité. À travers cette initiative, les parlementaires souhaitent notamment instaurer un cadre normatif plus cohérent pour garantir aux détenus un accès effectif aux soins.
La proposition de loi met l’accent sur plusieurs principes, dont la continuité des soins et la non-discrimination. Elle prévoit également de renforcer les garanties liées à l’indépendance professionnelle du personnel médical intervenant en milieu carcéral.
Les auteurs du texte insistent par ailleurs sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents ministères concernés. Des mécanismes de contrôle et de suivi sont également envisagés afin de renforcer la protection des droits des détenus confrontés à des problèmes de santé.
Au cours de l’examen du texte, le gouvernement, représenté par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a obtenu la prise en compte de huit amendements.
Le débat parlementaire avait toutefois été précédé par une tentative de renvoi de l’examen de la proposition de loi. Les questions préalables soulevées par les députés Abdou Mbow et Thierno Alassane Sall ont été rejetées par l’Assemblée nationale.
L’adoption de cette proposition de loi marque ainsi une nouvelle étape dans la définition des règles applicables à la prise en charge sanitaire des personnes privées de liberté.
Boudal NDIATH