Le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) exprime sa vive préoccupation face à la situation socio-économique actuelle du Sénégal, qu’il juge marquée par des lacunes dans la gouvernance du nouveau régime. Selon le PIT, les populations, déjà éprouvées, sont confrontées à une hausse des prix de l’électricité et du carburant, à une réduction des revenus pour certains travailleurs sous prétexte de salaires élevés, à une pression fiscale sans précédent, ainsi qu’à des licenciements massifs au caractère abusif et choquant.
Le parti de gauche estime que le Sénégal se trouve « bel et bien dans l’œil du cyclone ». Il déplore également un climat de dialogue social quasi inexistant, alors que le pays est plongé dans une crise aggravée par les choix erratiques du régime en place.
Dans un communiqué, le Secrétariat du Comité central du PIT propose plusieurs solutions au gouvernement. Il recommande de réduire le train de vie de l’État, en commençant par la présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale et les nombreuses agences budgétivores, dont certaines sont jugées inutiles.
Concernant le rapport de la Cour des comptes, le PIT avertit que son utilisation à des fins obsolètes ne fera qu’accentuer les tensions et saper la confiance de nos partenaires.Le parti appelle également le gouvernement à descendre de son piédestal et à engager un dialogue avec les travailleurs, leurs organisations, et plus largement avec l’ensemble des citoyens sénégalais, afin de rechercher les meilleures solutions aux problèmes actuels.
Enfin, le PIT souligne que la reddition des comptes, bien que nécessaire et opportune, ne doit pas être détournée en règlements de comptes, au risque de transformer le pays en une zone de non-droit et de tension permanente.
Boudal NDIATH