Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, semble mettre en lumière la montée en puissance de l’influence russe en Afrique, en particulier à travers le groupe paramilitaire Wagner, souvent associé à des opérations militaires en soutien aux régimes autoritaires ou en échange de contrats miniers ou d’autres ressources.
L’affirmation qu’il fait, selon laquelle « les Russes ont fait une forme de guerre à la France pour nous chasser de l’Afrique », fait référence à la concurrence géopolitique entre la France et la Russie, notamment en Afrique subsaharienne, où la France a maintenu une présence militaire et diplomatique historique. Le groupe Wagner, en particulier, a été impliqué dans plusieurs pays africains (comme le Mali, la Centrafrique ou la Libye), souvent pour soutenir des régimes en échange d’avantages économiques et politiques.
La France, qui a été un acteur clé dans la lutte contre les groupes djihadistes au Sahel, notamment via l’opération Barkhane, a vu sa position affaiblie par la montée en puissance de ces acteurs russes, qui critiquent l’ingérence occidentale et promeuvent une alternative à l’influence française en Afrique. Le groupe Wagner, soutenu par la Russie, a joué un rôle dans cette dynamique, créant un climat de compétition directe pour le contrôle de l’influence géopolitique et des ressources naturelles sur le continent africain.
Le commentaire de Retailleau semble donc indiquer qu’il perçoit cette concurrence comme une sorte de « guerre » indirecte, menée par des moyens non conventionnels, comme les mercenaires et les alliances stratégiques, visant à éclipser l’influence française en Afrique. Il s’agit d’une perspective qui souligne l’intensification des rivalités entre puissances internationales sur le continent africain, une région clé sur les plans économique, stratégique et militaire.
Boudal NDIATH