Depuis son départ de la présidence en avril 2024, Macky Sall s’est installé à Marrakech, au Maroc, où il a fondé Semo Holding, une société de conseil. Il a également rejoint le conseil consultatif de l’Atlantic Council, un think tank américain spécialisé dans les relations internationales.
Malgré sa volonté de se distancier de la politique sénégalaise, il maintient son influence sur l’Alliance pour la République (APR), le parti qu’il a fondé en 2008. L’APR traverse actuellement une crise de leadership en son absence, avec une gestion collégiale assurée par des figures telles qu’Amadou Mame Diop et Sidiki Kaba.
Par ailleurs, un rapport de la Cour des comptes publié en février 2025 a mis en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous son administration, suscitant des tensions au Sénégal. Le porte-parole du gouvernement, Moustapha Ndjekk Sarré, a évoqué la possibilité que Macky Sall soit convoqué par la justice, bien qu’il ait ensuite nuancé ses propos. En réponse, Macky Sall a qualifié ces accusations de « ridicules » et n’exclut pas un retour au Sénégal.
Des informations récentes suggèrent que les autorités marocaines auraient demandé à Macky Sall de quitter le pays, bien que les raisons de cette décision restent floues.
Malgré la distance, Macky Sall continue de jouer un rôle actif dans la politique sénégalaise, notamment en dirigeant la campagne électorale de l’APR pour les législatives de novembre 2024 depuis le Maroc, en utilisant des plateformes comme WhatsApp pour communiquer avec ses partisans.
En somme, Macky Sall navigue entre ses nouvelles activités professionnelles à l’étranger et les défis politiques persistants au Sénégal, cherchant à maintenir son influence tout en s’adaptant à sa nouvelle vie post-présidentielle.
Boudal NDIATH