L’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a célébré, ce vendredi 9 mai 2025, la Journée internationale de l’oiseau migrateur, une occasion de sensibiliser le public sur l’importance écologique de ces espèces et les menaces croissantes qui pèsent sur elles.
La rencontre, tenue dans l’enceinte de l’université, a réuni des chercheurs, des étudiants, des ONG environnementales et des passionnés de biodiversité. Elle s’inscrivait dans une dynamique de plaidoyer pour la préservation des couloirs de migration et des habitats naturels, essentiels à la survie de ces oiseaux.
Placée cette année sous le thème « Protéger les insectes, c’est préserver les oiseaux », la journée a mis en lumière l’interdépendance entre les oiseaux migrateurs et leur environnement, en particulier la biodiversité des insectes dont ils dépendent pour se nourrir tout au long de leurs longues traversées.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération scientifique et les politiques de conservation transfrontalières. Ils ont également alerté sur les dangers liés à l’urbanisation incontrôlée, la pollution, les changements climatiques et la disparition progressive des zones humides, autant de facteurs qui perturbent les cycles migratoires naturels.
L’IFAN, par cette initiative, confirme son rôle de premier plan dans la recherche environnementale et l’éducation à l’écocitoyenneté. Les participants ont appelé à un engagement accru de tous les acteurs – publics, privés et communautaires – pour préserver le patrimoine aviaire africain.
Boudal NDIATH