À l’approche du sommet États-Unis/Afrique, des spécialistes s’interrogent sur la nature des futures relations entre Washington et les pays africains. Selon le journaliste René Lake, l’ère Trump marque une rupture, mais elle offre aussi des opportunités à saisir.
La Fondation Friedrich Naumann a organisé une rencontre axée sur les nouvelles dynamiques des relations internationales, à l’aune du sommet États-Unis/Afrique. Invité du Libéral Talk, le journaliste René Lake, spécialiste des questions diplomatiques, a analysé les implications du changement de cap initié par l’administration de Donald Trump.
Selon lui, l’arrivée de Trump au pouvoir ne marque pas seulement une inflexion dans les relations internationales, mais une rupture radicale, brutale, avec l’ordre mondial établi. « Avec Trump, il y a une transformation de l’ordre mondial, une rupture assez violente. Mais comme dans toute situation dramatique, des opportunités existent pour ceux qui savent les saisir », a-t-il déclaré.
Des relations « transactionnelles »
René Lake estime que les pays africains doivent aborder cette nouvelle ère avec pragmatisme, et chercher à en tirer un bénéfice stratégique. Il invite notamment les jeunes dirigeants africains, à l’image de ceux au pouvoir au Sénégal, à établir des relations « transactionnelles » avec Washington.
« Les jeunes qui ont pris le pouvoir au Sénégal ont clairement affiché une volonté de transformation. Dans ce contexte, il y a une opportunité de tisser des liens avec l’administration Trump, sur la base d’intérêts communs et concrets », a souligné le conférencier.
Un message clair : dans un monde en recomposition, l’Afrique peut choisir d’être spectatrice… ou actrice de son destin diplomatique.
Boudal NDIATH