Au bout d’un match tendu et indécis, l’Équipe nationale féminine du Sénégal s’est inclinée (2-3) face à une solide formation zambienne, ce mardi soir, à l’occasion de la deuxième journée de la Coupe d’Afrique des Nations féminine. Une défaite frustrante, d’autant plus que les Lionnes avaient parfaitement entamé la rencontre en ouvrant rapidement le score.
Un départ idéal… avant l’effondrement
Comme face à la RDC lors du premier match (victoire 4-0), les Lionnes ont frappé les premières. Dès la 5e minute, Nguenar Ndiaye, en grande forme depuis le début du tournoi, a inscrit son troisième but de la compétition sur un service précis de Meta Kandé. L’entame était prometteuse, mais le Sénégal a ensuite complètement perdu le fil de son match.
La Zambie, emmenée par ses stars Racheal Kundananji et Barbra Banda, a profité des largesses défensives sénégalaises pour rétablir l’équilibre dès la 12e minute. La Ballon d’Or Africaine, Barbra Banda, s’est notamment illustrée par sa puissance et sa justesse technique, mettant en grande difficulté l’arrière-garde sénégalaise, souvent prise de vitesse et mal positionnée.
Désorganisation et fébrilité
Malgré quelques sursauts, les Sénégalaises ont semblé dépassées dans l’entrejeu, laissant trop de liberté aux Zambiennes, qui ont logiquement pris l’avantage au fil du match. Moins tranchantes, moins solidaires, les Lionnes ont cédé une deuxième fois, puis une troisième, sous la pression constante de leurs adversaires.
La réaction sénégalaise en fin de match, avec un second but qui a redonné de l’espoir, n’aura pas suffi à inverser la tendance. Le manque de maîtrise collective et la fébrilité défensive auront coûté cher.
Un match couperet contre le Maroc
Avec trois points au compteur, le Sénégal conserve ses chances de qualification pour les quarts de finale, mais devra impérativement éviter la défaite face au Maroc, pays hôte, lors de la dernière journée du groupe B. Cette rencontre décisive, programmée samedi à 19h00 GMT, s’annonce comme une véritable finale pour les Lionnes, qui devront montrer un tout autre visage pour continuer l’aventure continentale.
Boudal NDIATH