Dans un entretien accordé au site Olympique-et-Lyonnais, le défenseur de l’Olympique Lyonnais, Moussa Niakhaté, s’est exprimé avec émotion sur ses origines sénégalaises. L’international des Lions de la Teranga revient sur son attachement indéfectible à la terre de ses parents et sur la fierté qui l’anime lorsqu’il porte le maillot national.
Un héritage assumé
Fils de parents sénégalais, Moussa Niakhaté revendique haut et fort ses racines. À travers ses mots, le lien avec le Sénégal apparaît comme une évidence.
« Le Sénégal, c’est toute ma vie. Mes deux parents sont Sénégalais. C’est ce qu’ils m’ont inculqué. Chez moi, ça parle wolof, à la maison c’est le Sénégal », confie-t-il sans détour.
S’il est né en France, le défenseur central n’a jamais été coupé de ses origines. Entre la langue, les traditions et les valeurs familiales, il a grandi dans une ambiance typiquement sénégalaise.
Une double culture pleinement vécue
Moussa Niakhaté incarne cette jeunesse issue de la diaspora, riche d’un double héritage. Français par naissance et éducation, sénégalais par le cœur et la culture, il revendique les deux facettes de son identité.
« Je suis aussi français. Je suis né en France, j’ai été à l’école en France, j’ai joué au foot en France. Mais j’ai baigné depuis petit dans une ambiance sénégalaise », précise-t-il.
Ce métissage culturel est pour lui une force, un pont entre deux mondes qu’il unit sans contradiction.
Des liens profonds avec la terre natale de ses parents
Le joueur a découvert le Sénégal très tôt dans sa vie. « La première fois que j’y suis allé, j’avais six mois. On y allait tous les semestres. Mon père est enterré là-bas », révèle-t-il, la voix empreinte d’émotion.
Ces séjours réguliers ont nourri une relation intime et personnelle avec le pays. Le Sénégal n’est pas pour lui une simple origine géographique, mais un lieu chargé d’histoire familiale et affective.
Un engagement total avec les Lions de la Teranga
Porter les couleurs du Sénégal est bien plus qu’un honneur sportif pour Niakhaté. C’est l’accomplissement d’un rêve nourri depuis l’enfance, une manière de rendre hommage à ses racines et à son père disparu.
« Jouer pour l’équipe nationale du Sénégal représente énormément. Le mot n’existe même pas pour exprimer ce que je ressens. L’amour est décuplé quand on joue là-bas. C’est de la folie, un rêve absolu. J’en profite au maximum, car ça s’arrêtera un jour », affirme-t-il.
À travers cette interview sincère et touchante, Moussa Niakhaté rappelle combien le football peut aussi être un vecteur d’identité et de transmission culturelle. Sur le terrain comme dans la vie, il incarne fièrement cette passerelle entre deux mondes, avec le Sénégal tatoué sur le cœur.
Boudal NDIATH