Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a exprimé ce vendredi la position du gouvernement après la décision des États-Unis de transférer la délivrance des visas pour les ressortissants burkinabè vers leur ambassade à Lomé, au Togo. Washington évoque des raisons administratives, tandis que Ouagadougou affirme respecter la souveraineté et la dignité nationale.
Une réorganisation américaine qui interroge
Les États-Unis ont annoncé que les demandes de visa des Burkinabè seront désormais traitées à leur ambassade de Lomé, au Togo, en invoquant des « cas de non-respect des conditions de visa ».
Une mesure administrative selon Washington, mais qui suscite des interrogations à Ouagadougou, où les autorités assurent suivre la situation « avec attention et sérénité ».
La position du gouvernement burkinabè
Interrogé sur cette décision, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a indiqué que le Burkina Faso restait attaché à la dignité et à la souveraineté de son peuple.
« Le Burkina Faso restera une terre de dignité et non de déportation », a-t-il affirmé, tout en précisant que des mesures adaptées seront prises pour préserver les intérêts des citoyens burkinabè.
Le ministre a également révélé que son pays avait décliné une proposition américaine visant à accueillir des migrants expulsés d’autres territoires.
« C’est une offre que nous avons jugée indigne et inacceptable », a-t-il ajouté.
Des relations fondées sur le respect mutuel
Karamoko Jean-Marie Traoré a tenu à rappeler la volonté du gouvernement de maintenir des relations fondées sur le respect mutuel entre les deux pays.
« Nous continuerons à œuvrer pour la coopération et l’amitié entre nos deux peuples », a-t-il souligné.
Le gouvernement burkinabè dit privilégier le dialogue et entend traiter ce dossier dans un esprit constructif, sans remettre en cause les relations de coopération existantes.
Boudal NDIATH