Le chroniqueur de la TFM va devoir encore patienter derrière les barreaux. Le parquet a émis un avis défavorable à la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de Badara Gadiaga, apprend-on de sources judiciaires. La balle est désormais dans le camp du Doyen des juges, seul habilité à trancher sur le sort du journaliste.
Selon le journal Libération, la requête avait été déposée après l’audition au fond de l’intéressé. Placé sous mandat de dépôt en juillet dernier, Gadiaga fait face à plusieurs chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République.
Dès son arrestation, le chroniqueur avait fermement rejeté ces accusations, d’abord devant la Division spéciale de cybersécurité (DSC), puis lors de son audition au fond. Ses avocats plaident depuis plusieurs semaines pour sa remise en liberté, estimant que leur client présente toutes les garanties de représentation.
Mais le parquet, visiblement, n’est pas du même avis. En refusant d’appuyer la demande, il ferme — pour l’instant — la porte à une libération provisoire de l’animateur connu pour ses interventions musclées à la télévision.
Le dernier mot revient désormais au Doyen des juges, dont la décision sera déterminante pour la suite du dossier. En attendant, Badara Gadiaga reste détenu en attendant la prochaine étape d’une procédure qui continue de faire parler d’elle.
Boudal NDIATH