Après plusieurs mois passés en détention, le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, a été libéré. Le doyen des juges a ordonné sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, assortie du port obligatoire d’un bracelet électronique. Une décision qui intervient dans une affaire qui a largement occupé l’espace médiatique.
Un retour triomphal à domicile
Badara Gadiaga a quitté sa cellule pour regagner son domicile, un exemplaire du livre Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela à la main. L’image, symbolique, a marqué son premier contact avec l’extérieur depuis son incarcération. Cette libération constitue un tournant dans une affaire qui a suscité de vives réactions dans l’opinion publique.
Le chroniqueur avait été placé sous mandat de dépôt le 14 juillet 2025. Il était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, dont des propos considérés comme contraires aux bonnes mœurs. Son arrestation faisait suite à un échange houleux lors de l’émission « Jakaarlo », sur la TFM, au cours duquel il s’était opposé vivement à Amadou Ba, alors député et aujourd’hui ministre.
Cette séquence, largement commentée sur les réseaux sociaux, avait alimenté un débat national et conduit la justice à convoquer puis incarcérer le chroniqueur.
Dans sa décision, le doyen des juges du tribunal de Dakar a ordonné la remise en liberté de Badara Gadiaga, tout en imposant le port d’un bracelet électronique. Cette mesure de surveillance s’accompagne d’obligations judiciaires strictes que l’intéressé devra respecter en attendant la suite de la procédure.
La date de la prochaine étape judiciaire n’a pas encore été communiquée, mais cette décision marque une nouvelle phase dans le traitement de cette affaire très médiatisée.