Réunis désormais au sein d’un front commun, plusieurs syndicats passent à la vitesse supérieure. Ils ont annoncé un nouveau plan d’action marqué par une montée en puissance de leur mouvement de contestation. Point central de cette stratégie : une grève de 72 heures prévue les 8, 9 et 10 avril 2026, accompagnée de mesures de boycott strictes et d’une mobilisation d’envergure nationale.
Dans leur communiqué, les organisations syndicales assument une ligne particulièrement radicale. Elles préviennent que, durant cette période, la prise en charge des urgences se fera sans aucun service minimum. Une décision inédite qui pourrait fortement perturber, voire paralyser, le fonctionnement des structures sanitaires publiques à travers le pays.
Ce durcissement du mouvement illustre la détermination des syndicalistes, après plusieurs mois de négociations restées sans issue avec les autorités de tutelle. En choisissant d’intensifier la pression, ils entendent contraindre l’État à répondre à leurs revendications.
Au-delà de l’arrêt des soins, le front syndical annonce également un boycott généralisé des activités administratives et techniques. Sont notamment concernés les réunions de coordination, les staffs médicaux ainsi que les missions de supervision. Une stratégie visant à désorganiser en profondeur le système de santé, en touchant à la fois les prestations médicales et son fonctionnement interne.
Boudal NDIATH