Le Sénégal s’est distingué à Cotonou, au Bénin. Fatou Ndiaye, étudiante en deuxième année au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) et stagiaire au Soleil Digital, a remporté le Grand Prix 2026 de l’École d’été d’écriture et de journalisme (EEEJ).
La distinction lui a été décernée à l’issue de la quatrième édition de cette résidence de création, organisée du 27 juillet au 8 août 2026 à Cotonou. L’édition a réuni 15 jeunes participants venus de plusieurs pays d’Afrique francophone autour du thème « Flash, Clap et patrimoine ».
Une consécration pour une jeune journaliste en formation
Pour Fatou Ndiaye, cette récompense vient couronner un parcours déjà marqué par plusieurs distinctions. Avant son sacre à Cotonou, l’étudiante du CESTI avait notamment remporté le deuxième prix du concours des meilleures productions journalistiques du CJRS, dans la catégorie Étudiant.
Sa participation à l’EEEJ revêtait également une dimension particulière puisqu’elle était présentée comme la première Sénégalaise sélectionnée pour cette résidence depuis sa création en 2023.
Durant son séjour au Bénin, elle a travaillé aux côtés de jeunes talents issus de différents pays africains, dans un cadre consacré à l’écriture, au journalisme et à la réflexion autour du patrimoine.
« Camp de Thiaroye » au cœur de son projet
Pour cette édition, Fatou Ndiaye avait choisi de consacrer son travail au film « Camp de Thiaroye », réalisé en 1988 par Ousmane Sembène et Thierno Faty Sow.
À travers cette œuvre, la jeune journaliste s’est intéressée au rôle du cinéma dans la construction de la mémoire collective, notamment à la manière dont une production cinématographique peut contribuer à préserver et transmettre des épisodes importants de l’histoire africaine.
Ce choix s’inscrit dans une démarche journalistique centrée sur la mémoire, le patrimoine et la transmission des récits historiques.
Une expérience panafricaine
La résidence a permis aux 15 participants de confronter leurs approches, de développer leurs projets et d’échanger autour des pratiques journalistiques et de l’écriture en Afrique francophone.
Pour Fatou Ndiaye, cette expérience constitue également une occasion de représenter le Sénégal dans un espace panafricain dédié à la création et au journalisme.
Son Grand Prix vient ainsi confirmer les premiers résultats d’un parcours entamé au CESTI et déjà marqué par plusieurs reconnaissances. Il constitue aussi une nouvelle distinction pour le journalisme étudiant sénégalais et met en lumière la place grandissante des jeunes femmes dans les métiers de l’information.
Avec cette consécration obtenue à Cotonou, Fatou Ndiaye s’impose comme l’un des jeunes talents à suivre dans la nouvelle génération de journalistes sénégalais.
Boudal NDIATH