Avec le recul, Adiouza porte un regard lucide sur certaines décisions prises au début de sa carrière. La chanteuse sénégalaise estime notamment avoir cherché à franchir trop rapidement les frontières, alors que son implantation auprès du public local n’était pas encore suffisamment solide.
Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’artiste revient sur cette période et reconnaît que son envie de s’ouvrir à l’international a peut-être été prématurée.
« J’ai peut-être voulu aller trop vite vers l’international avant d’avoir suffisamment conforté ma fan-base au Sénégal. C’est l’un de mes regrets », confie-t-elle.
Pour Adiouza, cette expérience lui a permis de prendre davantage conscience de l’importance de construire durablement sa relation avec le public de son pays. À ses yeux, une carrière internationale peut aussi s’appuyer sur une base nationale forte, capable de donner à l’artiste une véritable assise.
La chanteuse observe d’ailleurs avec satisfaction l’évolution de la nouvelle génération musicale sénégalaise. Elle salue notamment la manière dont de nombreux jeunes artistes revendiquent davantage leur identité, leur culture et leur proximité avec le public local.
Une approche qui semble aujourd’hui nourrir la réflexion d’Adiouza sur son propre parcours et sur les différentes étapes nécessaires à la construction d’une carrière artistique durable.
Boudal NDIATH