Dans le cadre de la célébration du mois de l’alphabétisation, l’association Goodal a organisé, ce samedi 12 septembre, une conférence consacrée à la diversité des associations œuvrant pour la promotion de la langue pulaar. La rencontre, axée sur les avantages, les difficultés et les perspectives de ces organisations, s’est tenue à la mairie de Médina Gounass, dans la banlieue dakaroise.
La conférence a été animée par Bassirou Kébé, spécialiste de l’alphabétisation, et modérée par le journaliste Hamet Amadou Ly. Elle a réuni plusieurs acteurs et membres d’associations engagés dans la valorisation et la transmission de la langue pulaar.
Au cours de son intervention, Bassirou Kébé a porté un regard critique sur la multiplication des associations de promotion de la langue pulaar. Selon lui, ces structures jouent un rôle important dans la préservation et la valorisation de la langue et de la culture pulaar. Toutefois, leur action reste confrontée à plusieurs difficultés, notamment sur le plan de l’organisation et de la coordination.
Le conférencier a ainsi invité les différentes associations à davantage mutualiser leurs efforts et à repenser leurs stratégies d’intervention afin de renforcer leur impact au sein de la communauté. Il a également insisté sur la nécessité de mieux exploiter les nouvelles technologies, notamment Internet et l’intelligence artificielle, pour promouvoir et diffuser davantage la langue pulaar auprès des jeunes générations.
De son côté, la présidente de l’association Goodal, Habsatou Ly, a plaidé pour une véritable synergie entre les personnes disposant de ressources financières et les intellectuels engagés dans la défense de la langue pulaar. Pour elle, une meilleure collaboration entre ces différents acteurs permettrait de rendre les associations plus efficaces et davantage utiles à la communauté.
Cette rencontre a ainsi permis de poser le débat sur l’avenir des associations de promotion de la langue pulaar, tout en mettant en évidence la nécessité d’une meilleure organisation, d’une mutualisation des efforts et d’une adaptation aux nouveaux outils numériques.
Boudal NDIATH