Le Sénégal a connu un week-end particulièrement tragique. Entre vendredi 2 et dimanche 4 octobre 2026, plusieurs incidents survenus dans différentes localités du pays ont fait sept morts, parmi lesquels un enfant de quatre ans. Les drames se sont produits à Dakar, Kaolack, Touba et Matam, dans des circonstances diverses allant de l’électrocution aux effondrements de murs et de bâtiments, en passant par les conséquences des fortes pluies.
Une électrocution mortelle dans un atelier à Yeumbeul
Le premier drame a été enregistré vendredi après-midi à Darou Salam 2, dans la commune de Yeumbeul. Un jeune forgeron âgé d’une vingtaine d’années a perdu la vie alors qu’il intervenait sur l’installation électrique de son atelier.
D’après les premiers éléments, K. Seye aurait manipulé des câbles électriques pour mettre à l’arrêt les machines, à la demande de son oncle. L’intervention a malheureusement tourné au drame. Alertés, les sapeurs-pompiers puis les policiers se sont rendus sur les lieux et ont découvert le jeune homme sans vie, avec des traces de brûlures, notamment au niveau de la poitrine.
Une enquête doit permettre d’établir les circonstances précises de cette électrocution.
Un homme retrouvé sans vie sur la Corniche Ouest
Le lendemain, samedi en début de soirée, un autre décès a été constaté à Dakar. Le corps d’un homme âgé de 72 ans a été découvert près de la Porte du Troisième Millénaire, sur la Corniche Ouest.
Identifié comme J. P. Cordozo, l’homme, sans domicile fixe, se trouvait allongé à même le sol. Ses béquilles étaient à proximité. Les premières constatations n’ont fait apparaître aucune blessure visible.
La victime avait été accidentée plusieurs mois auparavant et souffrait notamment d’une fracture à la jambe. Son corps a été acheminé à l’hôpital Fann afin de déterminer les causes exactes de son décès. Une enquête a été ouverte.
À Kaolack, l’effondrement d’un bâtiment emporte un maître coranique
Dans la nuit de samedi à dimanche, un autre drame a frappé le quartier Passoire, à Kaolack. Un bâtiment abritant un daara s’est partiellement effondré aux environs de 23 heures.
Le maître coranique, qui occupait une partie de la construction avec sa famille, est resté prisonnier des décombres. Son épouse et ses enfants ont toutefois pu être sauvés par les secours.
Les opérations de recherche se sont poursuivies pendant plusieurs heures. Avec le concours du Génie militaire, les équipes de secours ont finalement retrouvé, vers 6 heures du matin, le corps sans vie du maître coranique, M. L. Talla, âgé d’environ 45 ans.
L’effondrement a également occasionné d’importants dégâts dans une concession voisine. Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’accident.
À Touba, un enfant de quatre ans succombe à la chute d’un mur
Toujours dimanche, c’est à Touba Alomga qu’un autre drame s’est produit. Vers 11 h 45, un mur de clôture en mauvais état s’est écroulé alors que deux enfants se trouvaient à proximité.
Âgé de seulement quatre ans, E. H. Kontey n’a pas survécu à ses blessures. Un autre enfant du même âge, N. Niang, a été touché dans l’accident. Il a été évacué vers l’hôpital Matlaboul Fawzaini pour recevoir des soins.
Le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’établissement. Informé, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances de cet effondrement.
Matam : une femme tuée par l’effondrement d’une dalle
À Gourel Serigne, dans la commune de Matam, une femme a également perdu la vie dimanche à la suite de l’effondrement d’une dalle.
Le drame s’est produit vers 12 h 30. L. Mangane, une ménagère âgée d’environ 40 ans, a été retrouvée sous les décombres d’une case construite à l’intérieur d’une maison.
Deux autres personnes, A. Mbodji, 30 ans, et A. Mangane, 21 ans, ont été grièvement blessées. Elles ont été évacuées vers l’hôpital régional de Matam pour leur prise en charge.
Le corps de la victime a été déposé à la morgue du Centre hospitalier régional de Ourossogui. Une enquête a également été ouverte.
Parcelles Assainies : une mère et son fils périssent après l’inondation de leur maison
Le dernier drame du week-end s’est produit dimanche soir à l’unité 7 des Parcelles Assainies, à la suite des fortes pluies enregistrées dans la région de Dakar.
Vers 18 h 45, l’affaissement d’un mur d’une concession aurait favorisé une importante entrée d’eau dans la maison. Une mère, A. Ngom, âgée d’environ 25 ans, et son fils M. Gningue, âgé de quatre ans, ont été retrouvés morts sur la terrasse.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la pression des eaux aurait contribué à l’effondrement du mur de clôture avant de provoquer l’inondation du domicile. Malgré les tentatives de secours, les deux victimes n’ont pas pu être sauvées.
Les sapeurs-pompiers ont procédé à l’évacuation des corps vers la morgue. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Un week-end marqué par plusieurs drames
En trois jours, sept personnes ont ainsi perdu la vie dans plusieurs incidents à travers le pays. Ces différents événements mettent notamment en lumière les risques liés aux installations électriques, à l’état de certaines constructions et aux conséquences des fortes précipitations.
Les effondrements de bâtiments et de murs constituent une nouvelle fois un sujet de préoccupation, tandis que les pluies enregistrées à Dakar ont ajouté une dimension particulière au bilan de ce week-end meurtrier.
Les enquêtes ouvertes dans les différentes localités devront permettre de déterminer les responsabilités éventuelles et les circonstances précises de chacun de ces drames.
Boudal NDIATH