Le terrain annexe du stade Léopold Sédar Senghor a accueilli, ce samedi 31 octobre 2026, le premier Festival de rugby organisé par la Fédération sénégalaise de rugby (FSR), en partenariat avec PLAY International et avec le soutien du programme CAP Rugby. Cette rencontre sportive a réuni plusieurs acteurs du rugby africain et international autour d’un objectif commun : promouvoir la discipline auprès de la jeunesse, avec un accent particulier sur la pratique féminine.
L’événement a enregistré la participation de personnalités de premier plan du rugby mondial, notamment Herbert Mensah, président de Rugby Afrique et président des Régions au sein de World Rugby, Alan Gilpin, directeur général de World Rugby, ainsi qu’Abdelatif Benazzi, vice-président de la Fédération française de rugby. Des représentants de plusieurs fédérations africaines, notamment du Kenya, de l’île Maurice et du Togo, ont également pris part à cette initiative.
Au-delà de la dimension sportive, ce festival a constitué un cadre de promotion du rugby féminin et de rapprochement entre les fédérations du continent. Pour le premier vice-président de la Fédération sénégalaise de rugby, Dr Madani Fall, l’enjeu est de favoriser une plus grande participation des jeunes filles et de renforcer la coopération entre les acteurs africains de cette discipline.
« On a essayé d’inclure le maximum de jeunes filles. L’orientation de ce festival, c’est vraiment de promouvoir la pratique du sport féminin, mais également le rugby en particulier. L’idée, c’est de faire en sorte qu’il y ait une véritable unité autour de ce rugby féminin », a-t-il expliqué.
Il a également souligné l’importance de la présence de délégations venues de différents pays africains, estimant que cette mobilisation traduit une volonté commune de soutenir la jeunesse du continent, particulièrement les jeunes filles.
Toutefois, le développement du rugby au Sénégal reste confronté à des difficultés, notamment en matière d’infrastructures. Sur ce point, Dr Madani Fall a lancé un appel aux autorités pour un accompagnement plus conséquent de la discipline. Il a notamment plaidé pour la construction de maisons du rugby à travers le territoire national et proposé la création d’académies spécialisées, à l’image de celles développées dans le football.
De son côté, Malick Ndao, chef du projet CAP Rugby, a présenté les grandes orientations de ce programme financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France. Le projet repose notamment sur le développement de la discipline et le renforcement des compétences des acteurs qui contribuent quotidiennement à la vie du rugby dans les pays partenaires.

Dans cette perspective, CAP Rugby travaille en partenariat avec les fédérations française et sud-africaine de rugby afin de former les différents acteurs impliqués dans l’encadrement et le développement de la discipline.
Déployé dans 15 pays d’Afrique et du Pacifique, le programme vise également à renforcer les capacités des fédérations, à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, à améliorer la protection des pratiquants et à intégrer les enjeux environnementaux dans le développement du rugby.

À travers ce premier festival, la Fédération sénégalaise de rugby et ses partenaires entendent ainsi contribuer à une meilleure implantation de cette discipline, encourager la participation féminine et renforcer les passerelles entre les acteurs du rugby africain.
Boudal NDATH