Pour assurer la relance et le développement du sous-secteur de la pêche artisanale, essentiel à l’économie nationale, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a instruit son gouvernement d’engager des concertations inclusives avec tous les acteurs concernés. Cette initiative vise à redynamiser un secteur confronté à de nombreuses difficultés ces dernières années. Cette volonté politique s’inscrit dans la continuité des premières mesures prises par le nouveau régime, notamment l’arrêt de l’accord de pêche avec l’Union européenne, le renforcement des dispositifs de lutte contre la pêche illicite et la révision ainsi que l’application rigoureuse du Code de la pêche.
La pêche est un pilier de l’économie sénégalaise, générant plus de 200 milliards de francs CFA et offrant plus de 600 000 emplois directs et indirects. Cependant, le secteur fait l’objet de nombreuses critiques, notamment de la part des pêcheurs et des organisations de la société civile, qui dénoncent un manque de transparence dans la gouvernance des ressources halieutiques. La pêche non réglementée, amplifiée par des accords illicites avec des navires étrangers, constitue une menace pour la sécurité alimentaire nationale. Cette situation entraîne une raréfaction des ressources halieutiques dans les eaux sénégalaises. Face à ces défis, les acteurs du secteur réclament une application stricte des textes réglementaires et des politiques stratégiques. Ils attendent du nouveau gouvernement des mesures concrètes pour mettre fin à l’exploitation illégale des ressources maritimes. Ainsi, la protection de la pêche artisanale contre l’incursion des navires étrangers devient une priorité nationale.
Afin de revitaliser ce sous-secteur fondamental pour l’économie et les moyens de subsistance des Sénégalais, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye doit mettre en place des mécanismes efficaces pour protéger la pêche artisanale. Celle-ci emploie plus de 600 000 personnes et joue un rôle clé dans le maintien des économies locales. Le renforcement des dispositifs de lutte contre la pêche illicite est également essentiel pour assurer la durabilité des ressources halieutiques et défendre les intérêts des pêcheurs artisanaux. C’est dans cette optique que le Président de la République a, lors du Conseil des ministres du mercredi 5 mars, réaffirmé son engagement en faveur de concertations inclusives avec tous les acteurs du secteur en vue de relancer et de développer la pêche artisanale.
Dès mai 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye avait déjà initié un véritable « Plan Marshall » pour restructurer la pêche sénégalaise. À travers une série de mesures stratégiques couvrant divers aspects du secteur, il avait souligné le rôle fondamental de la pêche artisanale dans le développement économique et social du pays. Parmi ces mesures, il avait salué la publication, le 6 mai 2024, par le ministre en charge des pêches, de la liste des navires autorisés à opérer dans les eaux sénégalaises, comprenant 132 navires industriels battant pavillon sénégalais, 19 étrangers et 17 400 pirogues artisanales. Dans cette dynamique, il avait ordonné un audit du pavillon sénégalais et une évaluation approfondie des accords et licences de pêche.
Dans le même élan, le chef de l’État avait exigé un recensement et une évaluation des interventions, subventions et financements de l’État dans le secteur de la pêche, en matière d’infrastructures réalisées et de soutien aux acteurs. Il avait également chargé le Premier ministre et son gouvernement de veiller au renouvellement et à la sécurisation de la flotte de pirogues artisanales. Enfin, la révision et l’application rigoureuse du Code de la pêche figuraient parmi les priorités, en lien avec un programme de relance du sous-secteur axé sur l’élaboration d’une politique nationale de gestion durable des ressources halieutiques.
Boudal NDIATH