Les travaux de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire sur le projet de loi de finances pour l’année 2026 s’ouvrent ce jeudi 6 novembre à l’Assemblée nationale. Ministres et parlementaires vont entamer un marathon budgétaire de plus de deux semaines dans un contexte économique et politique marqué par la révélation d’une dette jusque-là non documentée.
Le compte à rebours de l’examen du projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026 débute ce jeudi 6 novembre. Réunie le 27 octobre dernier, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a validé le calendrier des travaux de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire.
Ainsi, du 6 au 21 novembre, les ministres défileront les uns après les autres devant les parlementaires pour défendre et justifier les crédits alloués à leurs départements respectifs.
Un marathon budgétaire sous haute tension
Ce marathon s’ouvre dans un climat d’attention particulière après que les nouvelles autorités ont évoqué la découverte d’une dette jusque-là non recensée dans les comptes publics.
Les précisions officielles sur son ampleur, sa nature et ses origines ne sont pas encore connues, mais le sujet suscite déjà un large intérêt au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
La première séance sera présidée par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, accompagné de son collègue de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr.
Convoqués à 9 heures, les deux ministres présenteront les grandes lignes du budget 2026 : recettes attendues, niveau d’endettement public, priorités économiques et dépenses des pouvoirs publics.
Dans l’après-midi, le ministre des Forces armées, général Birame Diop, clôturera la première journée des travaux.
Le même rythme sera maintenu jusqu’au 21 novembre, avec deux ministres auditionnés chaque jour — un le matin à 9 heures, un autre l’après-midi à 16 heures — avant la clôture des travaux et l’ouverture des séances plénières.
Une réforme du règlement intérieur en toile de fond
L’examen du budget intervient dans un contexte institutionnel renouvelé, marqué par l’entrée en vigueur de la loi organique n°10/2025 portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette réforme introduit plusieurs innovations majeures, dont la création d’un Comité permanent chargé d’évaluer les politiques publiques, destiné à renforcer le contrôle parlementaire et à améliorer la transparence de l’action gouvernementale.
Ce nouvel organe vise à assurer un suivi rigoureux des politiques publiques, avec des règles de fonctionnement claires et des outils d’évaluation modernes.
Cette séquence budgétaire, qui s’annonce dense et stratégique, constituera un test important pour le gouvernement et une étape clé dans la mise en œuvre des nouvelles orientations économiques du pays.
Boudal NDIATH