Le duel entre le Sénégal et le Brésil, prévu le 15 novembre prochain à l’Emirates Stadium de Londres, s’annonce comme un véritable baromètre pour les Lions de la Téranga à quelques semaines de la CAN 2025 au Maroc. Au-delà du prestige, cette rencontre revêt une portée symbolique : celle de la confirmation du statut mondial du Sénégal, deuxième nation africaine au classement FIFA.
Un match de confirmation et d’affirmation
Pour Jacob Ba, entraîneur de l’équipe de l’AJEL de Rufisque, le choc face à la Seleção dépasse la simple préparation continentale. « L’intérêt de ce match est plus pour la Coupe du monde que pour la Coupe d’Afrique, où le football est différent. L’enjeu sera de garder notre record d’invincibilité, mais surtout de confirmer que le Sénégal fait partie des meilleures équipes au monde », analyse-t-il au micro de la RFM.
Selon lui, ces confrontations face aux grandes nations du football mondial ont changé de visage :
« Avant, on jouait ces équipes pour ne pas se faire humilier. Aujourd’hui, certaines sélections africaines ont le même niveau, voire sont meilleures. »
« Les Lions sont au-dessus de la Seleção »
Jacob Ba va plus loin dans sa comparaison des forces en présence :
« Si on compare les deux équipes par secteur, le Sénégal est un peu au-dessus du Brésil. Défensivement, le Sénégal est meilleur. Au milieu, c’est pareil. Dans les couloirs, nous n’avons rien à leur envier. Seule la pointe de l’attaque, avec un joueur comme Raphinha, fait peut-être la différence. »
Une déclaration audacieuse qui traduit la confiance grandissante autour des Lions, portés par une génération dorée et un collectif solide.
Ajustements tactiques et vigilance défensive
De son côté, Cheikh Tidiane Bitèye, entraîneur et consultant à RSI, s’attend à un match exigeant sur le plan tactique. L’absence de Krépin Diatta, souvent aligné comme latéral droit, pourrait amener le sélectionneur Pape Thiaw à revoir son organisation.
« Il faudra repositionner le bloc d’équipe, renforcer le côté droit pour contenir Vinicius Junior, le fer de lance du Brésil. Une bonne couverture de zone et une attention constante sur les espaces ouverts seront essentielles », explique-t-il.
Le technicien estime que le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour s’adapter :
« Avec un Koulibaly rapide dans le repositionnement et un Ndiakaté vigilant, il n’y a pas de raison que cette absence déséquilibre l’équipe. »
Boudal NDIATH