Les employés d’Excaf Telecom dénoncent une situation intenable. Entre salaires impayés, direction silencieuse et avenir incertain, le collectif des travailleurs appelle à une intervention urgente des autorités.
Une précarité devenue insupportable
Le Collectif des Travailleurs d’Excaf Telecom tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction ce jeudi, ils décrivent une situation de « précarité extrême » qui s’aggrave de mois en mois, marquée par plus de onze mois sans salaire et une absence totale de communication de la direction.
« Malgré notre engagement et notre professionnalisme, nous n’avons perçu aucun salaire depuis plus de onze mois », dénoncent-ils, précisant que 35 % d’arriérés de 2022 restent également impayés. Cette situation financière critique plonge plusieurs familles dans la détresse et menace leur survie quotidienne.
Un PDG absent et une direction silencieuse
Le collectif pointe du doigt la responsabilité du PDG, M. Sidy Diagne, qu’il accuse d’être « injoignable et absent de toute responsabilité ».
Selon les travailleurs, aucune mesure concrète n’a été prise pour apaiser la crise ou proposer une solution durable à la souffrance du personnel.
Des revendications claires et un appel à l’État
Face à ce qu’ils qualifient d’« injustice », les employés formulent trois principales revendications :
- Le paiement immédiat et intégral des 11 mois d’arriérés ;
- Le règlement des 35 % restants dus depuis 2022 ;
- Une prise de position publique de la direction sur la situation actuelle.
Ils exhortent également les autorités sénégalaises et les organisations de défense des travailleurs à intervenir de toute urgence pour préserver leur dignité, leur santé et la stabilité de leurs foyers.
Vers un plan d’actions fortes
Déterminés à ne plus subir, les travailleurs annoncent qu’en l’absence de réponse rapide, une conférence de presse sera organisée afin de dévoiler un plan d’actions fortes à la hauteur de la gravité de la situation.
« Nous n’abandonnerons pas. Nous ferons respecter nos droits », conclut le communiqué du collectif, dans un ton de plus en plus combatif.
Boudal NDIATH