Le cinéma sénégalais franchit une nouvelle étape. Pour la première fois, quatre courts-métrages réalisés et produits au Sénégal seront officiellement projetés dans les salles du pays. Ces œuvres sont le fruit du travail de 16 jeunes cinéastes ayant bénéficié d’un programme intensif de formation et d’accompagnement au sein du Film Lab Africa, une initiative du British Council.
Une vitrine pour une nouvelle génération de créateurs
Les films présentés sont le résultat d’un processus complet : écriture, réalisation, production et postproduction, mené par de jeunes talents encadrés par des professionnels du secteur.
Au-delà de l’exploit artistique, le projet répond à un enjeu majeur : développer une production de contenus locaux capables d’être diffusés au Sénégal, mais aussi à l’international. Film Lab Africa ambitionne ainsi de renforcer la présence du cinéma sénégalais dans l’écosystème mondial.

Des projections à Dakar, suivies d’échanges avec les équipes
Les quatre courts-métrages seront projetés du 18 novembre au 11 décembre dans les salles Pathé Sénégal et Scénéma du Sea Plaza, à Dakar.
Chaque séance sera suivie d’un échange avec les réalisateurs et réalisatrices, offrant au public l’occasion de découvrir les coulisses des œuvres, les inspirations et les défis rencontrés pendant la production.

Une tournée dans huit régions pour démocratiser l’accès au cinéma
L’initiative ne se limitera pas à la capitale. Une tournée nationale est programmée dans huit régions du Sénégal, du 20 décembre 2025 au 22 mars 2026.
Cette démarche vise à rendre le cinéma accessible au plus grand nombre, en particulier dans les zones où l’accès aux œuvres sénégalaises et africaines contemporaines reste limité. L’objectif est clair : rapprocher la création nationale du public et encourager une nouvelle dynamique culturelle autour du cinéma.
Un pas important pour l’industrie cinématographique sénégalaise
En valorisant la créativité locale et en offrant une plateforme professionnelle aux jeunes talents, Film Lab Africa contribue à structurer une industrie cinématographique en pleine mutation.
Ce programme pourrait, à terme, participer à l’émergence d’une nouvelle génération de réalisateurs capables de porter haut la voix du Sénégal sur les scènes internationales.
Boudal NDIATH