L’Assemblée nationale a validé, ce samedi 29 novembre 2025, l’une des augmentations budgétaires les plus spectaculaires de ces dernières années. Lors de l’examen de la Loi de finances initiale (LFI) 2026, les députés ont adopté le budget de la présidence de la République, désormais fixé à 204,5 milliards FCFA. Selon la plateforme d’information citoyenne Vie-Publique.sn, cette enveloppe marque une hausse exceptionnelle de 181 %, portant la part de la présidence à 2,8 % du budget national.
Des coupes dans le fonctionnement, des hausses explosives dans l’investissement
Les arbitrages opérés montrent une stratégie contrastée. Vie-Publique.sn révèle que les dépenses de fonctionnement ont été considérablement réduites :
- Dépenses de personnel : -6 %, soit 20,5 milliards FCFA ;
- Biens et services : -36,5 %, soit 4,2 milliards FCFA.
À l’inverse, les crédits d’intervention enregistrent une explosion inédite. Les investissements exécutés par l’État via la présidence bondissent de 3632 %, atteignant 17,4 milliards FCFA. Les transferts en capital, eux, progressent de 323 %, passant à 19,2 milliards FCFA.
Les transferts courants, principal moteur de la hausse
L’infographie publiée après la plénière confirme le poids décisif des transferts courants, qui culminent à 134,6 milliards FCFA, en hausse de 237 %. Cette rubrique constitue le principal levier de l’augmentation globale des crédits alloués au chef de l’État.
Autres lignes majeures : Fonds intergénérationnel et contrôle des entreprises publiques
Le budget 2026 prévoit également :
- 7,6 milliards FCFA pour le Fonds intergénérationnel ;
- 800 millions FCFA destinés aux frais de contrôle des entreprises publiques, témoignant d’une volonté affichée de renforcer la surveillance du secteur parapublic.
Boudal NDIATH