Face à un contexte économique international de plus en plus tendu, le gouvernement sénégalais a décidé de serrer la vis. Selon une dépêche publiée le 4 avril 2026 par Reuters, les autorités ont ordonné la suspension immédiate de tous les déplacements officiels non essentiels à l’étranger. Cette mesure concerne directement les ministres ainsi que les hauts fonctionnaires de l’État.
Cette décision s’inscrit dans un climat mondial particulièrement instable, marqué par l’intensification des tensions entre les États-Unis, Israël et Iran. La crise a entraîné une flambée spectaculaire des prix du pétrole, mettant sous pression les finances publiques sénégalaises.
Au cœur de cette situation, le blocage stratégique du détroit d’Ormuz par l’Iran a profondément perturbé les marchés énergétiques mondiaux. Intervenant lors d’une rencontre avec la jeunesse à Mbour, le Premier ministre Ousmane Sonko a dressé un tableau préoccupant : le baril de Brent avoisine désormais les 115 dollars, soit presque le double des 62 dollars initialement prévus dans le budget national.
Une situation qui place l’économie sénégalaise, déjà fragilisée par un niveau d’endettement élevé, sous forte tension budgétaire.
Pour faire face, le chef du gouvernement appelle à la rigueur et à l’exemplarité. « Aucun ministre de mon gouvernement ne quittera le pays, sauf pour des missions essentielles en lien avec nos priorités actuelles », a-t-il déclaré, selon Reuters. Dans cette dynamique, Ousmane Sonko a lui-même renoncé à plusieurs déplacements prévus en France, en Espagne et au Niger.
Boudal NDIATH