Le 24 Mars 2024, après des élections tumultueuses et rocambolesques, le Sénégal connait sa troisième alternance démocratique permettant par un verdict populaire l’avènement d’un nouveau régime souverainiste. Pour la première fois dans l’histoire politique de notre nation, un opposant, néophyte coiffe au premier tour les ténors et thurifère de la politique avec une majorité confortable d’environ 54%.
Le 17 Novembre 2024 aux élections législatives anticipées, les souverainistes malgré une diabolisation de l’opposition et de la société civile et des perspectives de développement ténébreuses coiffe à nouveau les prétendants avec un score accablant d’environ 55%. Naturellement une telle débâcle ne s’explique pas seulement dans les conditions tempétueuses d’impréparation et de conduite de ces dernières, il faudra plus d’épaisseur et de profondeur pour trouver les explications objectives d’une telle situation renversante dont l’issu invite définitivement certains responsables politiques à la retraite.
Ainsi, les nouveaux dirigeants bénéficient désormais d’un régime stable et restent ainsi attendus sur la séparation des pouvoirs, l’exercice d’un Etat de droit, la permanence des institutions et l’engagement d’initiative salvatrice, porteuse d’un développement inclusif et durable qui assure le bien être des sénégalais.
Quand on analyse les résultats nationals desdites législatives il convient de noter ce qui suit
- Gisement important des indifférents
En effet, les électeurs du parti fantomatique de l’absentéisme qui représentent près de la moitié des inscrits n’a pas cédé aux invocations et incantations des Sybille de l’opposition pour inverser la tendance.
Problèmes de communication, de stratégies et ou d’hommes (choix et coaching) ?
- Exploitation des résultats globaux
2-1- Cas du Fouta
Sur les 3 département de Matam et celui de Podor, l’opposition conserve ses strapontins, malgré la vague des transhumants observée. Ceux qui jadis étaient affidés inévitablement au pouvoir développent une forte résilience que sociologues et anthropologues s’exercerons à deviser en bonne intelligence.
- – Le scrutin majoritaire
Sur un potentiel total de 112 députés, Pastef avec ses 1 991 770 de suffrages soit (54.97%) engrange Cent Un (101) députés soit 90.18% tandis que l’opposition avec ses Quarante 40 prétendants et un suffrage de 1 658 189 soit 45.03% récolte seulement 11 députés soient 9.82%. Au demeurant pour un Gab de suffrage de 333 581 l’opposition est dépouillée inexorablement de 90 députés soit un ratio de 3 706,45 sans comparaison avec le ratio de la proportionnelle marqué par une bienveillance compréhensive et complaisante de notre démocratie admis à 68 363. Une telle réalité exclut toute expression euphorique démesurée tendant à sacraliser le culte de la « constante » face à plusieurs variables mais aussi celui du paradigme du parjure prôné par les libéraux d’effet.
La conception universelle de la philosophie du développement personnel nous interpelle quant à la récompense entre le succès et l’échec qui se révèle sans commune mesure avec la récompense entre le vainqueur et le perdant.
Alors il convient et urge de corriger cette incongruité pour mieux répondre aux exigences d’une démocratie représentative en investissant des chantiers tels que le nombre des partis, le financement de ces derniers mais surtout le type de scrutin pour conforter et consolider notre corpus électoral.
Amadou Terra Sarr